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En 1698, l’explosion de la plus grande poudrière de la citadelle frappée par la foudre la nuit du 20 août, entraîna la disparition totale de la partie aérienne du puits, qui ne fut plus reconstruite. La grande citerne disparut définitivement en 1799, semble-t-il pour y enterrer les morts de la garnison française, qui s’étaient rendue, après un siège extrêmement bref, aux forces austro-russes du général Suvorov. Le bombardement violent de la zone provoqua probablement d’autres dommages qui provoquèrent l’abandon définitif et le nivelage de la zone. Les travaux de démantèlement de la citadelle commencèrent en 1856 avec la progression de l’urbanisation. Riccardo Brayda, Inspecteur des Fouilles et Monuments de Turin, entreprit une enquête archéologique partielle du puits avant son comblement définitif survenu suite à la construction de l’école primaire "Monviso", en suite "Ricardi di Netro", via Valfrè (1898). A partir de 1995, des fouilles modernes ont permis d’accéder à nouveau à l’ancienne structure, dont le périmètre du mur a été révélé, ainsi qu’une partie de l’une des célèbres rampes hélicoïdales. Les résultats des fouilles ont confirmé qu’une restauration, partielle certes, de l’ouvrage était possible, pour en faire un musée. Pour ce faire, il faudra poursuivre les fouilles archéologiques qui pourront élargir notre connaissance de l’ouvrage, notamment en ce qui concerne l’espace interne de la véritable centrale, qui n’a pas encore été exploré. La maquette de la citerne telle que l’on suppose qu’elle se présentait en 1567 sera réalisée à l’échelle 1:50 par M. Giuseppe Siracusa maquettiste, sous la férule de l’archéologue Fabrizio Zannoni avec la collaboration de l’architecte Silvia Bertelli et le soutien historique et militaire de Guido Amoretti.
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